cloud-forest-haiti.jpg

Fougères et arbres au milieu de la brume.
Légende: 
Forêt de nuages ​​en Haïti, qui fait partie du hotspot de la biodiversité des îles des Caraïbes.
Crédit: 
© Robin Moore/ iLCP

Qu'est-ce qu'un hotspot de biodiversité ?

Il y a actuellement 36 hotspots de biodiversité reconnus. Ce sont les régions terrestres les plus biologiquement riches, mais pourtant menacées, de la Terre.

Pour être qualifié de hotspot de biodiversité, un territoire doit répondre à deux critères stricts :

  • Contient au moins 1,500 XNUMX espèces de plantes vasculaires que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre (appelées espèces « endémiques »).
  • Avoir perdu au moins 70 pour cent de sa végétation indigène primaire.

De nombreux points chauds de la biodiversité dépassent les deux critères. Par exemple, le hotspot du Sundaland en Asie du Sud-Est et le hotspot des Andes tropicales en Amérique du Sud ont environ 15,000 espèces végétales endémiques. La perte de végétation dans certains points chauds a atteint un niveau surprenant 95 pour cent.

Pourquoi le CEPF ne fonctionne-t-il que dans les hotspots de biodiversité ?

La crise d'extinction est vaste et les fonds de conservation sont limités, la concentration est donc un élément essentiel de l'approche du CEPF. Les points chauds de la biodiversité abritent des milliers d'espèces irremplaçables confrontées à des menaces multiples et urgentes. Ce sont des endroits où les investissements relativement modestes du CEPF peuvent aider à faire avancer l'aiguille d'une manière significative vers une conservation durable.

Biodiversité + société civile : le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques

Qui vit dans les hotspots de biodiversité ?

Les 36 points chauds de la biodiversité abritent environ 2 milliards de personnes, dont certaines des plus pauvres du monde, dont beaucoup dépendent directement d'écosystèmes sains pour leur subsistance et leur bien-être.

Les hotspots fournissent des services écosystémiques cruciaux pour la vie humaine, tels que la fourniture d'eau potable, la pollinisation et la régulation du climat.

Ces régions remarquables abritent également certaines des densités de population humaine les plus élevées de la planète, mais la relation entre les personnes et la biodiversité n'est pas simplement une relation où plus de personnes entraînent des impacts plus importants sur la biodiversité. Une grande partie des impacts sur la biodiversité humaine ne réside pas dans la densité humaine mais plutôt dans l'activité humaine.

La conservation dans les hotspots favorise la gestion durable de ces ressources naturelles essentielles et soutient la croissance économique, ce qui réduit également les facteurs de conflit violent.

Le CEPF travaille avec société civile dans les hotspots pour protéger la biodiversité.

Comment est né le concept de hotspots de biodiversité ?

En 1988, l'écologiste britannique Norman Myers a publié un article fondateur identifiant 10 « points chauds » de forêts tropicales. Ces régions étaient caractérisées à la fois par des niveaux exceptionnels d'endémisme végétal et de graves pertes d'habitat.

Conservation International, l'un des partenaires du CEPF organisations donatrices mondiales, a adopté les hotspots de Myers comme modèle institutionnel en 1989. En 1996, l'organisation a pris la décision d'entreprendre une réévaluation du concept de hotspots, notamment en examinant si des domaines clés avaient été négligés. Trois ans plus tard, un examen mondial approfondi a été entrepris, qui a introduit des seuils quantitatifs pour la désignation des points chauds de la biodiversité et a abouti à la désignation de 25.

En 2005, une analyse complémentaire a porté à 34 le nombre total de hotspots de biodiversité, sur la base des travaux de près de 400 spécialistes.

En 2011, les forêts de l'Australie orientale ont été identifiées comme le 35e hotspot par une équipe de chercheurs de l'Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO) travaillant avec Conservation International.

En février 2016, la plaine côtière nord-américaine a été reconnue comme répondant aux critères et est devenue le 36e hotspot de la Terre. Lire l'annonce.

Carte des points chauds de la biodiversité